Les premiers noms connus de Saint-Bard sont : Ecclesia de Sancto Baro en 1249, Prioratus de Saint Bar en 1287, Sainct Bar en 1471, Prieuré de Saint Bar en 1533, et Sanctus Spartius, autrement dit Saint-Bard, en 1535. Charles de Villelume, chevalier, était seigneur de Saint-Bard vers 1610. Georges de Pannetier était seigneur d’Amont en 1585. Marie-Sylvie de Pannetier, dame d’Amont, apporta cette terre à Louis-François, marquis de La Celle, vicomte de Chateauclos, en l’épousant en 1746. Saint-Bard fait référence à Saint Éparchius, moine du VIe siècle, né près de Périgueux, mais ayant passé 39 ans de sa vie dans une grotte près d’Angoulême. Son nom latin a été francisé en Saint Ybars ou Ybard. Plusieurs localités portent son nom, sous des formes plus ou moins déformées. Au XIIIe siècle, un groupe de moines cisterciens dépendant de l’abbaye de Chambon-sur-Voueize s’installe à Saint-Bard et construit un cloître, puis une église qui ne sera terminée qu’au début du XIVe siècle. Il s’agit donc d’une église de style roman. On y devine encore quelques traces de fresques rouges. Les moines faisaient appel aux habitants du pays pour extraire les pierres, les tailler, les transporter avec des attelages, puis les dresser. Ces moines sont restés à Saint-Bard jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, mais l’église n’a été transformée qu’en 1870. Réfection de la voûte avec la réalisation d’une voûte à ogives, adjonction d’une chapelle et d’une sacristie. Le chœur a été repavé, et toutes les boiseries encore présentes aujourd’hui ont été réalisées en 1878. En 1965, l’église a été complètement restaurée : le chœur a été modifié pour répondre aux nouvelles normes liturgiques, un autel en granit a été ajouté ainsi qu’un chemin de croix en ardoises peintes.
Source : André Lecler dicionnaire de la Ceuse, wikipedia.org, paroisses-catholiques-est-creuse.fr, Christiane Rabasse, Claude Royère
Remerciements :
Sébastien Chefdeville
Maurice Lecour
Christiane Rabasse
Jean-Pierre Boueix
Marie-Anaïs Boudineau
Maurice Anglard