On écrivait Noent en 1171, Mensura de Noen en 1188 et 1202, Ecclesia de Noent en 1230, Caminus peregrinorum prope Noent en 1245, Nouhent en 1303, Parrochia de Nohento en 1393, Capellanus de Nohento au XIVe siècle, et Paroisse de Nohan en 1517. Nouhant relevait de l’ancien archiprêtré de Combraille et constituait une cure. Sa fête patronale était l’ordination de saint Martin de Tours, célébrée le 4 juillet. L’évêque de Limoges nommait les prêtres de 1531 à 1669, par la suite, ce fut l’abbé de Bourgdieu qui les désigna, de 1671 à 1762. Nouhant possède une église romane et ogivale des XIIIe et XVe siècles, avec chapelle seigneuriale. Le hameau de Boueix, appelé au siècle dernier « le Bois près le château de Lepa(u)d », abritait alors un prieuré ruiné dont les patrons étaient saint Léonard et saint Nicolas. En 1195, il dépendait du monastère de Saint-Léonard-de-Noblat, et le prieur de ce dernier y nommait encore un titulaire en 1559. Le Fressineau, où se trouve un château du XVIIe siècle flanqué de cinq tours percées de meurtrières, appartenait en 1770 à Monsieur de Bélair. Le 24 novembre 1793, la société populaire républicaine de Lepa(u)d, considérant que le château du Fressineau appartenait « ci-devant » aux deux frères Robin-Bélair, émigrés, et qu’il ne communiquait avec l’extérieur que par un pont qui pourrait aisément être rompu et mettre ainsi les malveillants hors de la surveillance des patriotes, arrêta qu’il serait fait une dénonciation à la Convention nationale et au Comité de sûreté générale concernant le château du Fressineau.
Source : André Lecler dictionnaire de la Creuse, wikipedia.org, Jacques Baudoin, Pierre Moulier, Brigitte Estève, Claude Royère
Remerciements :
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Denise Chaubaron
Colette Sureau
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