Croix en Creuse
Les témoins de notre histoire

etang de la valette 2

L’orthographe de cette localité a varié de la manière suivante : Parrochia sancti Maxencii en 1276, Dominus sancti Maxencii en 1378, 1382, De Sancto Maissencio en 1386, Capellanus sancti Maxencii au XIVe siècle, Parrochia sancti Maxencii en 1462, Paroisse et seigneur de Saint-Maixent en 1462, Sainct-Messan en 1475, Sainct-Mexant en 1557, Saint Maixant en 1790. En 1270, Guillaume de La Roche Aymon était seigneur de Saint-Maixant. Ses descendants s’illustrèrent dans les différentes charges qu’ils remplirent. Saint-Maixant fut d'abord une seigneurie ayant haute, moyenne et basse justice, dépendant de la châtellenie d'Aubusson. Elle devint marquisat en 1615. En 1270 s'y installa la branche cadette des La Roche Aymond. L'édifice actuel a probablement remplacé une ancienne forteresse. Il a été construit vers la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. Son plan reprend celui de la plupart des châteaux de la Haute Marche : quadrilatère comprenant, à chacun des angles de la façade Est, deux tours rondes. Celle du Sud a un diamètre supérieur, indiquant une possible reconstruction, d'autant que son chemin de ronde est plus bas que celui de la courtine. La façade Ouest s'appuie sur une tour carrée en saillie, plus élevée que le corps de logis, et renfermant un escalier à vis de 120 marches. Un chemin de ronde commande toutes les murailles du logis et défend les trois tours. Il possède meurtrières et mâchicoulis. Les douves subsistent en partie, à l'Est. À l'Ouest, le château est précédé d'une cour d'honneur s'ouvrant par une grille du XVIIe siècle. À l'intérieur, les appartements ont été partiellement refaits au XVIIIe siècle. Le rez-de-chaussée comporte deux pièces voûtées en berceau. La tour Sud renferme une chapelle qui a été transformée. Quelques pièces ont conservé leurs cheminées de pierre et leurs boiseries du XVIIIe siècle.

Source : André Lecler dictionnaire de la Creuse, wassy-sur-blaise.pagesperso-orange.fr, patrimoinevaldesienne.fr, Claude Royère

 Remerciements :
Evelyne Pinlon
Chantal Rothkegel
Joël Méry
André Fargeaux
Jean-Claude Mazure
Gilles Mazure
Annick et Alain Gaumet