On trouve le nom de Chamborand sous diverses formes dans les anciens titres : Ecclesia de Camborent en 1080, Prieur de Chamborent en 1214, Parrochia Chamborent en 1264, Capella de Chamborent au XIVᵉ siècle, Chamborent en 1539 et 1541. C’était une cure de l’ancien archiprêtré de Bénévent, placée sous le patronage de Saint Martial. L’abbé de Bénévent y nommait les titulaires au moins dès 1483. Une vicairie y fut fondée vers 1490. Comme dans beaucoup d’autres paroisses, la cloche de l’église fut réquisitionnée pour être fondue en canons, conformément à la loi du 23 juillet 1793. Chamborand est le lieu d’origine de la famille du même nom. La baronnie de Chamborand, première baronnie de la vicomté de Bridiers, fut un fief important dont l’origine remonte au haut Moyen Âge. La famille des premiers barons de Chamborand compte parmi les plus illustres de la région. Dès cette époque, une construction militaire occupait l’emplacement du donjon actuel. Comme Bridiers, Chamborand, poste frontière dominant un vaste horizon, fut sans doute le théâtre de nombreux sièges. La tour de Chamborand tomba, avec celle de Bridiers, aux mains des Anglais après la bataille de Poitiers (1356), au cours de laquelle fut tué le chevalier Imbert de Chamborand. C’est probablement à la suite de ces événements que fut reconstruit le château, au XIVᵉ ou au XVe siècle. Il n’en subsiste aujourd’hui que le corps de logis principal, à l’état de ruine. La famille de Chamborand, connue depuis le XIᵉ siècle, a vu sa lignée se perpétuer à travers les héritiers Belloc de Chamborant, dont plusieurs descendants étaient encore attestés en 2008.
Source : André Lecler dictionnaire de la Creuse, Site officiel de la commune de Chamborand, Claude Royère
Remerciements :
Jean François Lebon