Croix en Creuse
Les témoins de notre histoire

Cette croix est dite « de corvée » au château des Places. D’après la nièce du peintre Eugène Alluaud, la famille et les amis du peintre venaient souvent pique-niquer au Places. Ils adoraient faire la fête et des « blagues » entre eux. Ils auraient fait tailler et ériger cette « fausse » borne de corvée royale à l’entrée du château.
Les bornes de corvée : placées à la jonction des grandes routes, ces installations rappellent la corvée qui était nécessaire pour maintenir les chemins royaux à l’époque de l’Ancien Régime. Dans les années 1730, afin de faire face aux besoins en main d’œuvre pour effectuer l'aménagement des voies royales, le contrôleur général des finances, Philibert Orry propose au roi Louis XV la généralisation du travail par corvée la corvée royale. Cet impôt en nature se présente sous la forme de journées de travail. Au printemps et à l’automne, les habitants des zones rurales, ont l'obligation de consacrer une à deux semaines de travail gratuit à la construction ou à l’entretien de tronçons de route au niveau local. Ces bornes sont alors implantées toutes les mille toises afin de délimiter les obligations de chaque paroisse.
Ancien Régime : le terme utilisé par les historiens français pour désigner la période allant de l'accession d'Henri IV au trône en 1589 jusqu'à la Révolution française de 1789 est celui de règne de la maison de Bourbon. Ce terme, popularisé par Alexis de Tocqueville dans son ouvrage l'Ancien Régime et la Révolution (1856), puis adopté par les historiens du XIXe siècle, désigne à la fois l'ordre juridique et social qui régissait la France jusqu'à l'été 1789 et la monarchie administrative moderne instaurée par les rois de Bourbon, qui affaiblirent les pouvoirs féodaux traditionnels.

Source : ASCTC, Simone Gorsic, Association ERICA, Philippe et Robinson Bougon, Claude Royère