Croix en Creuse
Les témoins de notre histoire

Cette croix est en bois en très mauvais état en 2026. elle avait été restauré par Aimé Matigot le 2 août 1997. Elle est insérée dans une pierre dont le sommet a été taillé de forme ronde. Selon la tradition locale, la croix, située entre les hameau de la Chaise et du Bois-aux-Arrêts, est associée à une ancienne légende populaire, appelée « légende de la Croix de la Louve ». À une époque marquée par une épidémie de dysenterie qui frappa la région, un homme mourut en laissant derrière lui une veuve, une fille et un jeune garçon gravement malade. Une nuit, l’enfant fit un rêve au cours duquel son ange gardien lui indiqua que l’eau de la fontaine de Saint Léobon possédait des vertus guérisseuses. La sœur décida alors de s’y rendre afin de rapporter cette eau salvatrice. Sur le chemin du retour, traversant les bois à la tombée de la nuit, la jeune fille fut confrontée à un individu à l’apparence inquiétante, parfois décrit dans les récits comme une figure maléfique. Effrayée, elle s’enfuit jusqu’à la croix et s’y agrippa en invoquant la protection divine. C’est alors qu’une louve surgit du sous-bois, mit l’agresseur en fuite, puis s’approcha de la jeune fille sans agressivité. L’animal aurait léché ses mains, geste interprété comme un signe de protection et de bienveillance. La jeune fille put ainsi rentrer saine et sauve auprès de sa famille. Le garçon guérit peu après grâce à l’eau rapportée. Depuis cet événement, la croix aurait conservé dans la mémoire populaire un rôle symbolique de protection et de secours, et fut surnommée par certains habitants « la Croix de la Louve ».

Source : Claude Royère