Une petite croix est sculptée en léger relief dans la maçonnerie de la façade, affirmant d’emblée la destination religieuse de l’ensemble. Sous ce signe chrétien s’ouvre une niche en plein cintre, dont le contour extérieur adopte une forme galbée caractéristique de certains encadrements des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. L’encadrement, réalisé en pierre de taille, contraste avec la maçonnerie environnante et souligne le soin apporté à cet aménagement dévotionnel. La niche abritait autrefois une statue de la Vierge. Celle-ci a été retirée par Madame Bourrat afin d’en assurer la conservation, témoignant d’une volonté locale de préservation face aux risques de dégradation. La présence, dans le même village, d’un second exemplaire conservé avec sa statue renforce l’hypothèse d’une dévotion mariale implantée durablement dans le paysage. La croix placée au sommet joue un rôle de marqueur chrétien visible depuis l’espace public : elle signale la fonction protectrice et inscrit la foi dans l’architecture quotidienne.
Propriété privée.
Source : Jean Pierre Maumy, Claude Royère