L’église paroissiale Sainte-Madeleine conserve, dans son pavement, un ensemble remarquable de pierres tombales anciennes. Ces dalles funéraires, principalement en granit, témoignent des pratiques d’inhumation à l’intérieur de l’édifice, autrefois réservées aux notables et aux familles de condition élevée, entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne. Trois d’entre elles sont aujourd’hui clairement identifiables.
Dalle funéraire de Jeanne Marie des Goutesernar : Cette dalle funéraire est gravée d’une croix latine aux bras élargis, de type patté, occupant l’axe central de la pierre. Les extrémités de la croix, aujourd’hui émoussées, traduisent une usure prolongée liée au passage répété des fidèles. La surface porte également une inscription funéraire gravée, désormais partiellement illisible en raison de l’érosion. L’épitaphe conservée mentionne une « damoiselle Jeanne Marie des Goutesernar », identifiée comme l’épouse d’un noble, probablement Jean Ovidr (ou Ovidier), écuyer et seigneur, dont le nom ne peut être restitué avec certitude. La date exacte du décès n’est plus lisible. Datation proposée : XVIIᵉ siècle.
Dalle funéraire armoriée de la famille de La Barre : Cette grande dalle funéraire en granit présente un décor héraldique gravé, aujourd’hui fortement usé. En son centre figure un écu armorié attribuable à la famille de La Barre, ancienne lignée noble notamment connue pour avoir porté le titre de vicomtes de Bridiers. Les armoiries, bien que partiellement effacées, laissent apparaître un chevron accompagné de trois figures secondaires, interprétées comme des étoiles ou des molettes. Aucune inscription lisible ne subsiste autour de l’écu, ce qui rend l’identification précise du défunt impossible. Datation proposée : XVIᵉ – XVIIᵉ siècle.
Autres dalles funéraires du pavement : L’église conserve plusieurs autres pierres tombales intégrées au sol, aujourd’hui anonymes en raison de l’usure avancée de leurs surfaces. Ces dalles présentent encore des traces de gravure, croix, encadrements simples ou motifs divers, désormais à peine perceptibles. Datation estimée : fin du Moyen Âge.
Dalle funéraire inscrite de Janvier de La Coste : L’une des dalles conserve une épitaphe suffisamment lisible pour permettre une transcription fiable. Il s’agit d’une inscription funéraire typique de l’époque moderne, utilisant des formules standardisées.
IOCI GIT DEMEVRE
IANVIER DE LA
COSTE MARE
EN L AN DE
M 6 C 55 DV
25 SEPTEMBRE
Ici gît, demeure Janvier de La Coste, mort en l’an 1655, le 25 septembre.
Source : Claude Royère