Bâtie à l’emplacement d’une villa gallo-romaine, La Souterraine a conservé plusieurs témoins de ses fortifications médiévales. Le nom du lieu a connu de nombreuses formes au fil des siècles : Subterranea en 1097, Soster-Ranea vers 1144, Burgus Sanctae Mariae de Subterranea au XIIᵉ siècle, la Soubsterrane en 1539, etc. Une charte de Hugues Capet, datée de 992, mentionne déjà le franc-alleu des habitants de La Souterraine. La Souterraine comptait six vicairies au cours de l’Ancien Régime. Un hôpital y existait dès 1392, il possédait deux vicairies qui disparurent avec l’établissement. Les sœurs hospitalières de Saint-Alexis s’y installèrent en 1732. Elles étaient douze en 1764 et encore huit à la fin du XVIIIᵉ siècle. La ville de La Souterraine fut entièrement fortifiée au Moyen Âge. Il subsiste aujourd’hui une porte monumentale à tourelles, dotée d’un cul-de-lampe, datant du XIIIᵉ siècle. En 1170, la ville fut prise par Henri II, roi d’Angleterre. En 1207, Hugues IX de Lusignan, comte de la Marche, s’en rendit maître après un siège de plusieurs mois, et fit détruire les murs. Cependant, en 1226, Raimond de Gaucelme, abbé de Saint-Martial de Limoges, obtint de saint Louis des lettres royales contre cette usurpation et fit rentrer la ville dans le domaine du monastère. Les remparts furent relevés peu après. Les Anglais assiégèrent de nouveau la ville en 1356, mais sans succès. L’église de La Souterraine possédait cinq cloches avant la Révolution. Conformément à la loi du 23 juillet 1793, quatre d’entre elles furent prises pour être fondues afin de fabriquer des canons.
Source : ville-lasouterraine.fr, pop.culture.gouv.fr, musedupatrimoine.fr, limousin-medieval.com, wikipedia.org, André Lecler dictionnaire de la Creuse, le populaire.fr, Claude Royère
Remerciements :
Etienne Lejeune
Sébastien Vitte
Frédérique Mouchel
Catherine Desvillette
Bernard Audousset