Cette statue en bois représente une Vierge en prière, les mains jointes sur la poitrine. La figure est enveloppée dans un ample manteau retombant de part et d’autre de la tête, formant un voile qui encadre le visage. Le traitement est simple et assez fruste, les traits du visage sont schématisés, avec un nez droit et des yeux peu marqués. La sculpture semble avoir été taillée dans un seul bloc de bois, dont la partie inférieure est restée brute et irrégulière, donnant à l’ensemble un aspect massif. Le buste de la Vierge se dégage à peine du volume général, ce qui renforce l’impression d’une œuvre de facture populaire. En 2026, la statue est fortement altérée par le temps : le bois présente des traces d’usure, d’érosion et de dégradation de surface, qui ont atténué de nombreux détails de la sculpture. Selon la tradition locale, cette Vierge proviendrait de l’ancienne chapelle de Gigoux, aujourd’hui disparue. Elle aurait été mise à l’abri dans l’église de Lépaud afin d’assurer sa conservation. Sa provenance supposée de la chapelle de Gigoux en fait un témoin matériel de ce lieu de culte ancien. Son style simple évoque probablement une production artisanale locale. L’aspect fruste et l’absence de détails décoratifs rapprochent cette œuvre de la statuaire rurale des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, largement diffusée dans les chapelles et petits sanctuaires des campagnes. Dans ces contextes, les sculptures étaient souvent réalisées par des menuisiers ou artisans locaux.
Source : Christiane Landon, Claude Royère